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L'essentiel
Faire une pause avec les jeux d’argent peut se décider pour une journée, pour quelques mois ou pour plusieurs années. En France, la durée et la portée de la pause dépendent de l’outil choisi : l’auto-exclusion se règle chez un opérateur, tandis que l’interdiction volontaire de jeux, gérée par l’Autorité nationale des jeux (ANJ), s’applique partout à la fois. Ce guide compare ces mesures et détaille la procédure pour demander, puis lever, une interdiction.
L’ANJ insiste sur le fait que ces dispositifs ne doivent pas être confondus. Ils n’ont ni la même durée, ni le même périmètre, ni le même interlocuteur.
Demandée depuis votre compte joueur, pour une durée que vous choisissez entre vingt-quatre heures et douze mois. Elle ne vaut que pour le site concerné.
Accord signé avec un casino ou un club de jeux, dont vous fixez ensemble les modalités (fréquence des visites, montant des mises, moyens de paiement). Elle ne vaut que pour cet établissement.
Demandée auprès de l’ANJ, pour trois ans minimum, renouvelée tacitement. Elle couvre les casinos, les clubs de jeux, les sites agréés et les jeux de la FDJ et du PMU joués avec un compte joueur.
Prononcées respectivement par le ministère de l’Intérieur (pour cinq ans maximum) ou par le juge de l’application des peines. Elles ne relèvent pas d’une démarche du joueur.
Tout opérateur agréé en ligne doit proposer en permanence un dispositif aisément accessible pour demander votre exclusion du jeu. La démarche se fait dans les paramètres du compte : vous choisissez une durée comprise entre vingt-quatre heures et douze mois, et l’exclusion prend effet immédiatement. Une fois validée par l’opérateur, vous ne pouvez plus vous connecter à votre compte joueur pendant la durée choisie, et la mesure ne peut pas être interrompue avant son terme.
Ses limites tiennent à sa portée. Elle ne concerne que l’opérateur auprès duquel elle a été demandée : si vous avez des comptes sur plusieurs sites, il faut renouveler la démarche sur chacun. Et si vous demandez la clôture de votre compte pendant une période d’auto-exclusion, vous ne pouvez pas en ouvrir un nouveau chez cet opérateur avant la fin de la période. L’auto-exclusion est donc adaptée à une pause ciblée, par exemple pendant une période d’examens ou de forte charge, sur un site précis.
Si l’opérateur ne répond pas à votre demande ou ne la traite pas correctement, l’ANJ invite à l’en informer, car elle veille au respect de ces obligations.
L’interdiction volontaire de jeux est une mesure d’autoprotection prévue à l’article L. 320-9-1 du code de la sécurité intérieure. Elle repose sur un fichier national des personnes interdites de jeux tenu par l’ANJ. Une fois inscrit, il n’est plus possible :
Les comptes déjà ouverts chez des opérateurs légaux en France sont clôturés. La démarche est strictement personnelle et confidentielle : seule la personne concernée peut la demander, sauf si un tuteur justifie de cette qualité. Il n’est donc pas possible de faire inscrire quelqu’un à son insu.
L’interdiction est valable pour une durée minimale de trois ans, qui n’est pas réductible. Il n’est pas possible d’y mettre fin pendant ces trois premières années. À l’issue de cette période, elle se renouvelle tacitement : sans démarche de votre part, vous restez interdit de jeux. C’est pourquoi une personne inscrite depuis plus de trois ans peut constater qu’elle ne peut toujours pas entrer dans un casino ni jouer en ligne.
Une interdiction volontaire entraîne l’interdiction d’accès aux casinos et clubs de jeux, y compris comme lieu de travail. L’ANJ précise qu’elle entraîne la perte de l’agrément nécessaire pour exercer dans un établissement de jeux, et donc la perte de l’emploi concerné, ou un refus d’agrément pour une personne qui postule.

La demande se fait auprès de l’ANJ, principalement en ligne. Le seul document requis est une copie lisible d’une pièce d’identité en cours de validité.
Si vous ne souhaitez pas réaliser de selfie dynamique, la demande peut être adressée par voie postale, à l’aide du formulaire téléchargeable proposé par l’ANJ. La procédure est alors plus longue, car elle passe par l’envoi d’un courrier recommandé. Dans les deux cas, l’ANJ indique sur sa foire aux questions un délai moyen d’instruction de dix jours ouvrés et précise qu’il n’est pas nécessaire de relancer pendant ce délai : elle tient le demandeur informé par courriel ou par courrier.
En cas d’erreur dans les informations saisies, ou pour mettre à jour ses données (changement de nom, d’adresse postale ou électronique), il faut passer par le formulaire de contact de l’ANJ.

L’interdiction ne repose pas sur la seule vigilance du joueur. Le décret encadrant l’offre de jeux impose aux opérateurs de consulter le système d’information de l’ANJ :
Pour les casinos et les clubs de jeux, l’interdiction se traduit par un refus d’accès à l’entrée de l’établissement.
La levée ne peut être demandée qu’une fois écoulées trois années à compter de la date d’inscription. Cette date figure sur la notification officielle reçue au moment de l’inscription ; en cas de doute, l’ANJ peut être contactée pour la retrouver. La procédure se déroule en deux étapes :
La demande de levée peut aussi être faite par voie postale, avec le formulaire téléchargeable. L’ANJ attire l’attention sur la situation personnelle du demandeur au moment de la levée : en cas de difficultés familiales ou financières, elle recommande de maintenir l’interdiction.
Une fois la levée effective, les règles habituelles s’appliquent de nouveau : ouverture de compte avec vérification d’identité et fixation des limites de dépôts et de mises, décrites dans notre guide sur le jeu responsable.
Le choix dépend de la durée et de l’étendue de la pause recherchée. Quelques repères tirés des règles décrites plus haut :
Ces mesures peuvent se combiner : une auto-exclusion immédiate chez un opérateur peut couvrir les quelques jours nécessaires à l’instruction d’une demande d’interdiction.
L’interdiction française ne s’applique qu’aux opérateurs et établissements en France. Pour les joueurs qui fréquentent aussi des casinos ou des sites à l’étranger, l’ANJ signale l’existence de dispositifs comparables :
Pour revenir à la vue d’ensemble des vérifications à faire avant de jouer, consultez notre page Avant de jouer.

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